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Une nouvelle certification pour faire face à la crise
Mercredi 13 Avril 2005, Dernières Nouvelles D'alsace
La restauration alsacienne traverse actuellement une passe difficile. Pour y remédier, la fédération des chefs de cuisine et restaurateurs d'Alsace a lancé une démarche de certification. Elle a dévoilé, hier, les noms des cinq premiers restaurants certifiés, qui répondent donc à des critères de qualité.
« Si notre région a été longtemps épargnée par les aléas de la crise économique et du chômage, elle est aujourd'hui sur la sellette. La situation de nos voisins allemands, longtemps moteurs de notre développement touristique, contribue à noircir le tableau », a indiqué hier Rémy Haeffelin, président de la fédération des chefs de cuisine et restaurateurs d'Alsace, lors de l'assemblée générale à Ammerschwihr.
Première du genre
Face à ces difficultés, la fédération, qui compte 130 membres dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, a entrepris il y a quatre ans une démarche de certification. « Cette démarche volontaire est la première du genre en France, au niveau de la restauration régionale. A défaut d'être le remède à tous nos maux, elle est un moyen d'être mieux perçu de notre clientèle. »
Des plats du terroir
Concrètement, pour être certifié, un restaurant doit répondre à des règles précises concernant le service, la cuisine, l'hygiène, mais aussi l'environnement (le tri des déchets, le filtrage des eaux usées, l'évacuation des graisses, etc). Il doit aussi s'engager à proposer des plats du terroir et à favoriser les recettes locales. La certification est délivrée par un organisme indépendant, Certiqual.
Cinq certifiés
Cinq restaurateurs viennent de l'obtenir. Il s'agit de Jacky Bruckmann, de « L'Etoile » à Mittelhausen, Gilles Seiler, des « Trois Poissons » à Colmar, Emmanuel Wolfrom du « Tigre » à Stutzheim, Fernand Mischler, du « Cheval Blanc » à Lembach et Franck Caillet et Thierry Dirr de la winstub « Flory » à Colmar.
Ces derniers pourront arborer le logo « L'Alsace signe l'art et la manière », qui sera d'ailleurs décliné dans d'autres secteurs d'activités. « Pour que nous puissions communiquer valablement sur la certification de la restauration régionale, il faudrait que, d'ici la fin de l'année, une trentaine au moins de nos collègues entrent dans la démarche », a appelé Rémy Haeffelin. « Aujourd'hui, le consommateur est perdu. Nous devons nous différencier. »