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Reconnu par ses pairs
Mardi, 28 mars 2006, Dernières Nouvelles d'Alsace
Le jeune chef du restaurant « Au Cheval Blanc » a été accueilli au sein de la Fédération des chefs de cuisines-restaurateurs d'Alsace.
C'est le président Rémy Faeffelin qui est venu signifier à Patrick Schlienger qu'il faisait désormais partie de cette fédération qui soutient les chefs de cuisine répondant à des critères bien précis. Il faut, en effet être membre du Groupement des hôteliers du Haut-Rhin et surtout proposer une cuisine régionale à la fois traditionnelle et innovante. La distinction peut ainsi s'adresser aussi bien à une simple Winstub qu'à un « macaron Michelin ».
Cuisinier, c'est un métier !
C'est sur ce thème du professionnalisme que la fédération souhaite communiquer et promouvoir des chefs de cuisine qui proposent des produits frais sachant se différencier tout en gardant le goût particulier propre à leur restaurant. « Il y a urgence », affirme le président Haeffelin, outré par les services de ceux qui se contentent parfois de réchauffer des plats congelés. Promouvoir la gastronomie alsacienne et ses adhérents, valoriser le métier et entretenir la convivialité entre les professionnels, sont les objectifs de cette fédération qui propose par ailleurs trois manifestations au cours de l'année : le « Printemps du terroir », la « Cuisine en fête » et la « Fête de la chasse ».
Depuis quatre générations
Patrick Schlienger, qui était parrainé pour l'occasion par Roger Fischer du restaurant « Studerhof » de Bettlach et Pieter Harens des Trois Vallées, gère le restaurant « Au Cheval Blanc » de Diefmatten depuis une vingtaine d'années, même si les parents sont toujours présents. « Le restaurant, c'est leur vie », affirme le jeune chef qui est lui-même « tombé dans la martie étant petit », puisqu'il représente la quatrième génération de la famille aux commandes du « Cheval Blanc ». Mais il ne s'est pas contenté de suivre les traces familiales ; après l'Ecole hôtelière de Strasbourg, Patrick a complété ses connaissances dans différentes maisons dont certaines prestigieuses, auprès d'E. Jung, au « Crocodile » à Strasbourg, de Michel Lorrain « La côte Saint-Jacques » à Joigny ou de Christian Willer au « Martinez » à Cannes, Patrick Schlienger a appris à faire de sa cuisine un art. Ses collègues de la fédération ne s'y sont pas trompés en l'accueillant comme l'un des leurs.